• LES QUATRE ELEMENTS de l’alchimie universelle.

     

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    Les quatre éléments ont un réel succès dans la section pornographique de notre culture en putréfaction. En effet le triangle la pointe en bas qui représente l’eau est assimilé, dans les imaginations parfumées à la testostérone (introuvable chez Givenchy et Chanel mais ça viendra !), au triangle pubien qui émoustille nos mâles en rut perpétuel. Alors ne parlez pas du triangle de feu qui pénètre celui de l’eau, c’est une copulation dans sa plus grande splendeur avec un orgasme effréné de mots libidineux qu’une prose anti-amour accompagne dans une fureur de jouir et de posséder un mirage…

                

     

     

    Quand j’ai guidé une visité à Rennes le Château, j’ai pris comme sujet central l’interpénétration du triangle d’eau avec celui de feu ou sceau de Salomon. Et ce signe de piste nous a permis de comprendre bien des choses. Hélas j’avais surestimé certains points. Non seulement je fus pourvu d’un individu bavard voulant tout expliquer, mais ensuite la pesanteur des participants en vacances fut difficile à ébranler. Bref, j’aurais dû faire une conférence préalable. Mille excuses donc à ceux qui attendaient autre chose et merci à ceux qui m’ont manifesté leur intérêt. 

     

    Les quatre éléments proviennent de la décomposition de l’étoile à six branches ou sceau de Salomon. Cet idéogramme est adopté à tort et à travers, – dans un verbiage redondant, – par un cénacle d’initiés endimanché de moult sociétés « secrètes ». Pourtant, et heureusement pourrais-je dire, ce symbole essentiel clé du Grand Œuvre alchimique est pourvu d’un sens précis.   

    Phonétiquement c’est  le « sel du mont » (puissance provenant des hauteurs, du « ciel ») ou le « signe du monde » (signe = saigne : « sang du monde » ou « sens du monde » mais aussi « sein du monde ») qui va se confondre avec le symbole « univer-sel » de la pierre philosophale et qu’a si bien exprimé Béranger Saunière. 

    Tout ça pour dire que la cabale des alchimistes (qui repose, comme je l’ai dit sur des jeux de mots essentiellement phonétiques) ne se résume pas à des galéjades de collégiens attardés, car tout ce qui précède n’est pas dépourvu non seulement de sens mais surtout d’intérêt pour comprendre les fondements de la pratique alchimique… Évidemment, les « psycho-spiritualisants » sont libres d’étaler leur confiture et les songes creux peuvent toujours continuer à se faire mousser jusqu’à la contrepèterie ! Mais de grâce qu’ils ne parlent pas d’alchimie ! 

    Bon, chacun a sa manière de lire son polycop, comme on le disait il y a près d’un demi-siècle avant l’apparition des imprimantes de nos ordinateurs.

    Cette étoile, véritable étoile de Bethléem, est constituée par quatre triangles entrelacés dont deux ont leur sommet dirigé vers le bas, et les deux autres vers le haut. 

           Pour les alchimistes ces quatre éléments structurent le monde. Évidemment, inutile d’aller chercher un microscope électronique ou un cyclotron pour essayer de les localiser puisqu’ils résident dans le domaine de l’impondérable au-delà du visible, – dans l’éthérique immatériel pourrais-je dire, – indépendamment de toute nomenclature chimique. Les éléments invisibles charpentent donc toutes matières sans être assujettis au monde moléculaire. Ils sont, en quelque sorte, à l’interface du visible et de l’invisible. Force émergeant de « derrière » le  décor qui constitue notre monde matériel.

    Ces éléments vont chacun répondre à deux réalités : l’une concrète l’autre abstraite et cependant complémentaire. 

    Le feu désigne le fluide  éthéré dont j’ai donné le sens dans un article précédent.     

    C’est à partir du feu que tout se manifeste. En ce lieu, nous sommes au cœur de l’alchimie, même si mon discours peut paraître abstrait. C’est d’ailleurs pour cette raison que les alchimistes se nomment philosophes par le feu. 

    L’eau désigne tout qui est liquide indépendamment de la température, ce qui fait entrer, dans l’élément eau, la lave des volcans et les métaux en fusion.  C’est d’ailleurs cette particularité qui a provoqué beaucoup d’ambiguïté quant au véritable sens de la voie alchimique dite humide. Les métaux en fusions caractérisent paradoxalement la voie sèche ou le creuset est nécessaire. C’est la voie sèche car l‘important n’est pas la phase de liquéfaction mais celle de solidification. Que la voie sèche nécessite de « l’eau » désorientent les fervents d’une interprétation au premier degré (si je puis dire). 

    La terre désigne tout ce qui est solide : les minéraux, les métaux, le bois et même la glace. 

    L’air correspond à tout ce qui est gazeux sans tenir compte de sa compatibilité avec notre respiration. 

    Ces éléments sont le résultat de la rencontre de quatre qualités qui vont par paires : le sec, le chaud, le froid et l’humide. 

    Ainsi, le feu est chaud et sec, la terre est froide et sèche, l’eau est froideet humide et l’air est humide et chaud. 

    Ces quatre éléments constituent les « points cardinaux » d’un cycle réversible ou cycle de Platon, que les alchimistes symbolisent parfois par l’ouroboros ou serpent qui se mord la queue. 

    Le feu en se condensant forme l’air lequel en se liquéfiant devient eau. L’eau solidifiée se transforme en terre et la terre sublimée devient feu. 

    Éléments et qualités dérivent d’une « première matière» ou matière primordiale qui n’est autre que la lumière solaire dispensatrice de vie. 

    Alors quand on se tourne vers les astrologues actuels qui mélangent les éléments avec les signes astrologiques, il y a de quoi perdre son latin et même son Grec !  

    Cette attitude est attachée à notre besoin de rationalité, due (grosso modo)  aux activités  de notre encéphale cérébral gauche qui ne recule pas devant le mensonge, dont nous ne sommes pas toujours conscients, en voulant à tout prix trouver une explication logique pour boucher les trous d’une science perdus (qui ne s’appréhende pas par la pensée discursive) avec des analogies vaseuses.

    C’est ainsi qu’est meublé notre nuage d’inconnaissance et qu’est né la quasi-totalité de l’hermétisme syncrétique occidental. 

    C’est par l’observation de la nature et avec la logique et l’intuition, et non pas avec la rationalité obtuse du laborantin baron de la science ou en mal de transmutations, que l’on peut appréhender l’alchimie. 

    Par certains rayons solaires dans l’ordre de l’invisible et du sprasensible, ces éléments sont fécondés et sont pourvus de vie. C’est la raison pour laquelle on peut voir parfois un soleil rayonnant au centre de l’étoile à six branches. 

    Ainsi vitalisés les quatre éléments se transforment en trois principes 

    : le sel, le soufre et le mercure qui organisent la matière… 

    Toute matière est donc constituée par ces trois corps organisateurs et, de ce fait, le soufre comme le mercure issu des mines possède ses trois composantes fondamentales. 

    Ainsi ne faut-il pas confondre les soufres et les mercures. Ce qui n’exclut nullement le cinabre en qualité de matière première à l’instar de la cobaltine, de l’antimoine ou de la marcassite. 

    N’en doutons pas, le sceau de Salomon est un symbole fondamental de l’alchimie car il permet de différencier matière première et première matière.

    Avec toute mon amitié.

     

     

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