• CABALISTIQUEMENT VOTRE.

    CABALISTIQUEMENT VOTRE.

    Je vais tenter d’expliquer le difficilement explicable. Que les puristes me pardonnent mes incartades sur un sujet aussi sérieux…

    Les connaissances essentielles ne peuvent être datées historiquement. Tout ce que l'on en sait, c'est qu’elles sont antérieures aux religions "révélées" et même aux « écoles de mystères » antiques comme celle de Samothrace ou d’Eleusis et même d’Egypte.

    Nous pouvons supposer et rêver…

    Peut-être qu'un soir, au coin d'un feu, un ancêtre préhistorique, un "sorcier", cavernicole ou troglodyte, de tribu paléolithique découvrit-il un au-delà du langage.

    Quel « au-delà du langage » ?

    Disons qu’il s’agissait d’une sorte de connivence joyeuse en communion avec les puissances vitales de la nature que d’aucuns appellerons « chamanisme » ou d’un tout autre terme en passant outre son universalité qui ne la nomme point.

    « Au-delà du langage », au-delà du connu, sans nom, « inconnu » (dirait un philosophe bien connu du Martinisme). De quoi s’agit-il si ce n’est d’un langage sans structure, mais non incohérent, adaptable au point d’épouser et formuler les méandres et impulsions intuitives. « SYSTEME OUVERT » donc, diraient les physiciens, car système seul capable d’échanger avec l’extérieur qui, de ce fait, échappe à l’usure conduisant à l’inéluctable mort réservé à tous les langages. Le mausolée des langues mortes en témoigne…

    Oui, en ce domaine plus qu’en tout autre, définir par un mot, par un nom, étiqueter, c’est enterrer telle une « affaire classée ». Définir c’est finir, c’est mettre un point final. A coup sur c’est une restriction, une mise en prison…

    Cet « Au-delà du langage » est une expression OUVERTE, non conventionnelle, ignorant les lois de la sémantique, que les alchimistes appelleront cabale (ou langue du cheval, langue des chevaliers de même que langue des dieux) ou encore Verbum dimissum  (Comte Bernard le Trévisan) correspondant à la « Parole perdue » des Francs Maçons médiévaux.

    Cette cabale, à ne pas confondre avec la kabbale hébraïque, n’est autre qu’une locution libérée des lois de la sémantique et de la syntaxe guidée par  une expression verbale essentiellement phonétique épousant les méandres de l’intuitif par ses subtils rapports avec le suprasensible. Elle fait éclater le discours académique. Suivant un mystérieux fil d’Ariane elle réajuste les morceaux épars, telle l’éternelle Isis ressuscitant le corps d’Osiris dépecé en 14 morceaux, en une expression cohérente n’ayant aucun rapport avec le texte initial dont il est issu. Le sens de cette expression nouvelle est évidemment lié au sujet qu’a voulu dissimuler le scripteur dans son discours académique.

    Paradoxalement la cabale structure un « discours » cohérant hors de toute logique et donc échappant à la pesanteur intellectuelle. Ce mouvement souple de la pensée non cérébrale, aux contours évanescents, permet, outre un nouveaux discours, d’échanger avec ce qui est vivant sur terre (et ailleurs) et que toute les fraternités hermétiques espéraient retrouver. Je m’explique…

    Il y a donc deux faces dans l’expression cabalistique : d’abord celle d’une restructuration d’une expression pour lui donner un sens nouveaux et ensuite, et conséquemment, une progressive émergence, grâce à la pratique, d’une manière de penser qui s’ouvre au non verbal par une perception directe, et progressive, des messages qui émane de tout ce qui est vivant. Ce second langage « vital » guide d’abord le premier dans le réagencement d’un texte éclaté pour finir par le remplacer quand survient l’éveil que d’aucun appellent illumination ou Adeptat.

    Une parole de vie donc en même temps qu’une parole vitale sur laquelle repose toute la noblesse de la mystique et de l’ésotérisme et plus particulièrement celle de l’alchimie. Rien de commun donc avec l’univers étroit de l’étude du symbolisme hermétique des diverses fraternités dites « initiatiques », ainsi que de la parapsychologie du spiritisme et d’une certaine magie cérémonielle.

    Peut-être faut-il croire à la thèse de civilisations disparues très avancées qui auraient légué post-mortem leur savoir à des rares survivants ? Dans ce cas le sorcier de l’exemple précédent est remplacé par un scientifique (aux démarches intellectuelles étrangères aux nôtres et que nous ne pouvons comprendre du fond de notre trou de matérialiste béatement fier de ses équations) d’une époque révolue.

    Il est aussi l'hypothèse extraterrestre…

    On peut s'interroger sur cette pierre gravée remontant à au moins trente mille ans, exposée au musée de l’université du Pérou, et sur laquelle on pourrait déceler un homme observant les astres à l’aide d’un télescope. Ou bien encore, sur cette fameuse barre de fer découverte aux Indes et dont la pureté dépasse les 99 % , alors qu’actuellement les métallurgistes sont incapables de réaliser un fer de la même pureté ? D'où viennent-elles ?

    Extraterrestre ou non la puissance vitale est toujours la même au-delà de tout système solaire, de tout espace ou hyperespace, de toute apparence morphologique ou psychique. Tout revient donc à une étroite connivence avec elle qui est à l’origine de toutes actions de transformations, ou si l’on veut de transmutation, sur la matière et cela au-delà des possibilités de diverses réactions chimiques ou nucléaires que nous connaissons. Nous sommes là dans un domaine énergétique différent de celui étudié par nos physiciens qui caractérise soit la démarche chimique moléculaire habituelle ou celle nucléaire qui s’exerce au sein des réacteurs de nos centrales énergétiques tant décriées par les défenseurs de la nature.

    Mais que nous importe, après tout !

     

    Avec toute mon amitié.

     

     

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