• ASPECTS DE L’EGLISE GALLICANE ANCIENNE.

    ASPECTS DE L’EGLISE GALLICANE ANCIENNE.

    A la suite d’un message envoyé par un lecteur de ce blog, j’ai du préciser ce qu’était l’esprit de l’Eglise gallicane ancienne qui s’est éteinte officieusement entre le XIe et le XIIIe siècle. Son « âge d’or » c’était à cette époque ou Eglise Orientale et Occidentale vivaient encore (d’une manière plus ou moins formelle) sous le même toit. C’était aussi l’Eglise d’un certain Béranger Saunière et de beaucoup d’initiés du Razès. Ce terme est entendu dans le sens non « théorico-intellectuel » du terme comme celui qui caractérise « l’initiation » des Francs-Maçons ou « l’initiation » baptismale dans l’Eglise.

    L’initiation est entendue ici , avec tout ce que cela comporte de difficulté de traduction, dans un sens de transformation de l’être d’une manière définitive, ce qui lui donne accès, en permanence, à une autre manière de penser et à une autre perception.

    Actuellement le mot Eglise est déconsidéré à juste titre. Pourtant l’Eglise gallicane ancienne n’a absolument pas cet esprit dogmatique et intransigeant qui s’inscrit à contrario de la vaste dimension initiatique. Pour elle l’épanouissement de l’être ne peut se réaliser qu’en toute liberté. C’est une sorte de christianisme de perception et de communion avec cette hiérarchie spirituelle qui structure la création et si bien exprimée par Denys l’Aréopagite.

    Quel moine médecin actuel conseillerait à un couple de forniquer d’avantage pour rétablir son état de santé ? Au moyen âge cela était monnaie courante… Et la mentalité de l’Eglise se sont bien dégradées depuis… Au point de mettre des voiles sur les nus de la chapelle Sixtine.

     

    Les Eglises Gallicanes (sans spécification particulières) sont connues. Il en existe plusieurs. Généralement issues du règne du roi Charles VII (Pragmatique Sanction de Bourges), elles sont facilement identifiables sur Internet. Il suffit de taper ce nom sur un moteur de recherche pour être informé. Ce genre de gallicanisme accompagnera les rois qui étaient, comme en Angleterre, chef de l’Eglise. La Révolution mettra un terme au gallicanisme associé aux monarques mais survivra sous la forme des prêtres assermentés à l’Etat. Ils seront honnis par le Vatican qui en fit des traitres, comme l’abbé Grégoire détesté à plusieurs titres. D’abord parce qu’il abolit l’esclavage cher à l’Eglise (l’hère Napoléonienne le rétablit sous l’insistance de la Martiniquaise Joséphine) et favorisa ainsi l’œuvre de Victor Schœlcher (député de la Martinique) pour l’abolition définitive. Et puis, ce serment faisait perdre le bénéfice de la Révolution à L’Eglise qui pensait détruire définitivement le gallicanisme qui faisait perdre toute autorité, du Vatican, sur les ecclésiastiques (le roi nommait les évêques sans l’autorisation du pape qui ne pouvait que s’incliner humilié. Il en sera de même pour les prêtres assermentés, ce qui devint intolérable pour l’orgueilleuse Eglise[1]).

     Quant à l’Eglise Gallicane ancienne elle est différente. Elle pourrait être qualifiée d’Eglise initiatique car elle a conservé l’Esprit, et les connaissances, des premiers chrétiens.  Connaissance peu à peu oubliée sous l‘impulsion de l’intellectualisme des théologiens (surtout à partir de Pierre Abélard) et d’un état d’esprit disharmonieux ayant conduit à des aberrations comme l’inquisition ou la croisade contre les albigeois et le rejet du sacerdoce féminin qui existait dans l’Eglise Primitive. La diaconesse Cendrée, citée par saint Paul, en est pourtant une incontestable preuve.

    En gros, l’Eglise gallicane ancienne (connue actuellement sous le nom d’Eglise Universelle de la Nouvelle Alliance) est constituée par les fidèles. Cependant chaque fidèle peut être ecclésiastique, s’il en fait la demande, et accéder au sacerdoce. Il reçoit alors la formation adéquate parallèlement à ses ordinations mineures et majeures. L’essentiel de cette formation n’est pas théologique mais mystique, ce qui la différencie grandement de beaucoup d’Eglises notamment l’Eglise Romaine ou traditionnaliste. Tout est fait afin qu’un prêtre accède à « l’éveil », c’est-à-dire à un changement total de conscience. L’essentiel de cet enseignement est dispensé, pour l’instant, en 21 étapes structurées à partir d’exercices spirituels bien précis.  Cette formation  ne peut, et cela est compréhensible, se dispenser par correspondance. De ce fait cela concerne essentiellement les habitants de la région du Languedoc Roussillon.

    Évidement, le Christ est central, sans cela il ne s’agit pas de christianisme. La vierge Marie occupe une place capitale. Mais ces « croyances » sont assujetties à des connaissances transmises par la tradition non écrite dont l’alchimie, et le symbolisme, non spéculateur, est partie intégrante.

    Extérieurement cette Eglise célèbre la messe de st Pie V (celle qui se célébrait avant le concile Vatican II). La langue de célébration est le français. Tous les sacrements sont célébrés en Français.

    Les femmes peuvent accéder au sacerdoce et les prêtres peuvent se marier.

    Cette information pourra, je l’espère, satisfaire beaucoup de lecteurs. Je reste à leur disposition pour de plus amples renseignements.

    Avec toute mon amitié.

     

     


    [1] De ce fait l’abbé Grégoire, qui fut consacré évêque validement, se vit refuser les obsèques religieuses. Cette interdiction souleva un vent de fronde dans l’Eglise et aussi chez le peuple Parisien qui admirait Mgr Grégoire pour sa vaste dimension humaine et sa bonté. Lafayette lui-même en fut bouleversé. Il prit la tête d’une revendication parisienne qui s’agrandit au fil des heures et des milliers de parisiens se bousculaient derrière le vieux général compagnon de Washington, pour défendre une autre liberté. Le clergé adhéra puissamment à ce mouvement en désobéissant, dans sa quasi-totalité, à l’archevêque de Paris et des obsèques religieuses furent célébrées en grande pompes en violant l’interdit de l’Eglise. Comprenez-vous pourquoi lors de l’entré au Panthéon des cendre de Mgr Grégoire, l’archevêque de Paris refusa l’invitation du Président Mitterrand, d’assister à la cérémonie ? Le pardon, cœur du Pater, serait-il à sens unique ?

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